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Cinq classiques mémorables de “Get Rich or Die Tryn’” de 50 Cent

Le monde de la musique célèbre les quinze ans de “Get Rich or Die Tryn'” du rappeur 50 Cent. Une ogive nucléaire lâchée sur la Terre et qui provoque encore des ondes radioactives.

Curtis James Jackson III a sorti le chef d’œuvre de sa carrière le 6 février 2003. Le rappeur du Queen’s ne réitérera pas une telle performance. Aucun débat possible sur la médaille d’or de l’album “Get Rich or Die Tryin'”. Mais quels sont les cinq meilleurs titres de cet album légendaire?

50 Cent – Many Men (Wish Death)

Ce titre est incontestablement le meilleur de la carrière de 50 Cent. L’introduction est connue de tous, une conversation avec Lloyd Banks, un homme arrive et tire sur le rappeur à neuf reprises. Les neufs balles retentissent avec force et précèdent le refrain du morceau. Une histoire tirée de faits réels. Le 24 mai 2000, Jackson est blessé par balle et s’en sort miraculeusement. Ces faits ont contribué à faire la légende du rappeur phare de la décennie 2000. Beaucoup de gens souhaitent la mort de 50 Cent, et il ne s’agit pas d’un rap mensonger. Ce titre est un règlement de compte verbal truffé de références emblématiques du rap de ces années. Il se compare aux boxeur Ali, à Paulie du film les Affranchis, à Malcolm X, et compare l’enquête sur la fusillade dont il a été victime à celle sur la mort de 2PAC. 50 Cent bombe le torse dans un egotrip puissant et clôture son morceau en se réjouissant que celui qui lui a tiré dessus ne respire plus aujourd’hui. Le morceau est un résumé de ce qu’est Curtis, un rappeur gangsta, réaliste et cru. Le clip est une “Dirty Version” du morceau avec une introduction différente. Réalisé comme un film, il revient sur la fusillade de mai 2000. La mise en scène et la tenue du rappeur torse nu arborant longue chaine avec une croix au bout, seront des sources d’inspiration pour des générations d’artistes a travers le monde. Cumulant plus de 160 millions de vues sur YouTube, il contribue à assoir la légende du morceau.

50 Cent feat Snoop Dogg, Lloyd Banks et Young Buck – P.I.M.P. (Remix)

Ce remix du morceau “P.I.M.P.” est un titre bonus de la réédition de l’album. La présence de Snoop Dogg, Lloyd Banks et Young Buck ajoute du piment à un morceau déjà fortement épicé. Situé à la toute fin de l’album, il permet à l’auditeur de reposer ses écouteurs avec un immense sourire. Le tube est tout simplement jouissif. L’addition Snoop Dogg et G-Unit est parfaite. Les paroles sont sexuelles, crues, et les “bip” puritains ne couvrent pas assez les mots que l’on devine aisément. Le tube est idéal pour des passages répétés en club. Il était l’invité des soirées partout sur le globe, et est devenu une pépite aujourd’hui “old school” qui fait toujours son effet. Google traduction propose un euphémisé “souteneur” pour “pimp”, un proxénète dans le langage courant. Posté sur YouTube en 2009, le clip, où les actrices rivalisent de beauté dans des tenus ultra sexy, culmine à plus de 254 millions de vues. Ce clip aussi marquera un tournant dans le rap et imprimera un cliché à l’encre de Chine dans la tête des critiques du mouvement Hip-Hop. Le fameux stéréotype du clip de rap avec de belles voitures, des jolies filles et un rappeur ultra bling-bling.

50 Cent – In Da Club

Le plus grand tube de la carrière de 50 Cent n’est donc pas son meilleur morceau. “In Da Club” est connu sur plusieurs planètes différentes, il est fort probable que des Hommes verts ont dansé sur ce beat. Le morceau est historique. Il permet à Curtis Jackson poser sa pièce de 50 sur la frise chronologique du rap. Grandmaster Flash and the Furious Five, Eric B & Rakim, Biggie, 2Pac, Jay Z, Nas, Eminem, la liste est longue mais il est évident qu’après “In Da Club” et son album sorti en 2003, 50 Cent a sa place de la famille des très très grands. La chanson est produite par Dr. Dre qui est présent dans le clip au côté d’Eminem. Ce single a porté l’album, il fut évidemment le premier à sortir sous ce format. Première place du Billboard Hot 100, nominée lors des Grammy Awards et récompensée au MTV Video Music Awards. Le prestigieux magazine Rolling Stone classera même le morceau dans son fameux classement des 500 plus grandes chansons de l’histoire. Rien que ça.
Philip Atwell est un célèbre réalisateur de clips américain proche de Dr Dre. Il est à l’origine de clips comme “My Name Is” et “Stan” d’Eminem, “Let Me Blow Your Mind” de Eve, mais aussi du sublime “Tainted Love” de Marilyn Manson. Nous lui devons aussi la vidéo de “In Da Club”, et la fameuse apparition de 50 la tête en bas. Curtis en rat de laboratoire sous les yeux des scientifiques en blouse Dre et Eminem.
La production du morceau était initialement au groupe d’Eminem D12, mais l’histoire en a voulu autrement. Il n’est pas utile de s’attarder sur les paroles, il aurait pu raconter n’importe quoi que nous danserions malgré tout dessus. Clique sur le clip et remue la tête sur ce son de légende, tu en meurs d’envie.

50 Cent feat Nate Dogg – 21 Questions

Même les méchants rêvent d’amour. Même le 50 Cent version ultra gangsta peut proposer à son public une chanson d’amour. Il utilise un sample du maître du genre Barry White. Le refrain RnB est chanté par Nate Dogg au flow très soul. Curtis pose des questions à la femme qu’il aime et espère des réponses. Il pose le problème des femmes matérialistes, débat omniprésent dans notre rap hexagonal. Est-ce que cette femme l’aimerait encore s’il n’avait plus d’argent? La femme qui trompe puis quitte son mari emprisonné? Un marronnier dans le répertoire Hip-Hop, mais 50 Cent arrivé à rendre le thème passionnant. Une déclaration d’amour à la rappeur américain pour un titre inoubliable. Le morceau produit par Dirty Swift et Bruce Waynne de la MIDI Mafia sera le deuxième single de l’album. La légende raconte que Dre a déconseillé à 50 d’ajouter ce titre à l’album pour ne pas casser son image de gangster. La première place au classement Hot 100 donnera raison à Monsieur Jackson.

50 Cent – If I Can’t

Quatrième single de l’album ce tube très club est produit par Dr Dre. Un an après la sortie de “Get Rich or Die Tryin'”, il ressort en Maxi avec comme face B le morceau “Poppin’ Them Thangs” du G-Unit. Pourtant tout aussi entraînant que “In Da Club”, il ne connaîtra pas le même succès commercial que les trois autres singles du projet. Le clip a une introduction très old school, tournée en noir et blanc: une annonce d’un maître de cérémonie portant un costume et un noeud papillon : “Good Evening lady and gentleman welcome to the 50 Cent show”. Le décalage est frappant car ce procédé était fréquent dans les années 1950 pour annoncer des groupes de rock. Mais 50 Cent est une rock star. La suite est du clip est un classique de l’histoire du rap, des extraits de sa tournée sur scène et en coulisse. Petit point sample, il faut noter l’utilisation d’un morceau de Run-DMC “Peter Piper”. Morceau très sûrement sous-estimé dans la carrière du rappeur, il n’en demeure pas moins un immense tube.

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