Un an et demi après Flip, couronné de platine et d’une critique unanime, Lomepal signe un retour avec son propre monde, encore plus introspectif et éclatant. Lomepal était confronté à la fièvre du second opus. Bloqué entre l’excitation de pouvoir faire encore mieux et la sensation que tout peut s’écrouler, l’artiste a finalement opté pour la première solution. L’univers de Lomepal, déjà soigneusement dépeint dans un Flip vaporeux et imaginaire, a été encore plus épuré dans ce second opus. Terminées les pulsions rapologiques et la pression de devoir répondre à l’exigence du flow, des punchlines. Dans Jeannine, Lomepal est libéré artistiquement, parce qu’il a réussi à former une communauté assez fidèle pour le conforter dans sa position de “rap ou pas, on s’en fout”. Épaulé par Orelsan, Philippe Katerine et JeanJass, l’artiste réussit à transformer chacune des collaborations en un véritable événement. “X-Men”, avec le rappeur belge, est incroyable de réalisation, où la thématique du m..
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Entre sincérité et larmes, Lomepal présente “Jeannine”, sa dernière pièce maîtresse

Un an et demi après Flip, couronné de platine et d’une critique unanime, Lomepal signe un retour avec son propre monde, encore plus introspectif et éclatant.

Lomepal était confronté à la fièvre du second opus. Bloqué entre l’excitation de pouvoir faire encore mieux et la sensation que tout peut s’écrouler, l’artiste a finalement opté pour la première solution. L’univers de Lomepal, déjà soigneusement dépeint dans un Flip vaporeux et imaginaire, a été encore plus épuré dans ce second opus. Terminées les pulsions rapologiques et la pression de devoir répondre à l’exigence du flow, des punchlines. Dans Jeannine, Lomepal est libéré artistiquement, parce qu’il a réussi à former une communauté assez fidèle pour le conforter dans sa position de “rap ou pas, on s’en fout”.

Épaulé par Orelsan, Philippe Katerine et JeanJass, l’artiste réussit à transformer chacune des collaborations en un véritable événement. “X-Men”, avec le rappeur belge, est incroyable de réalisation, où la thématique du morceau embrasse avec beauté l’ambiance du titre. Finalement, il s’agit l’un des rares morceaux où l’artiste ne parle pas de lui, mais plutôt du monde qui l’entoure. C’est un univers simple, réaliste, paisible et parfois agrémenté d’obscurité que Lomepal dresse track après track.

Une inspiration familiale

Jouant la carte de l’introspection au maximum, Lomepal a fait appel à sa mère pour habiller son album. Présente à quelques reprises pour conclure certains morceaux ou en lancer d’autres. Il ne s’agit pas d’un concept album mais simplement d’un recueil qui dessine l’univers précis de l’artiste. Jeannine, sa grand-mère, occupe une place fascinante au coeur de l’album. Elle semble illustrer la folie que Lomepal tentait de décrire à travers son propre personnage lors de son premier album, Flip. C’est comme s’il avait expulsé ses maux à travers dix-sept morceaux sublimes, traversant des productions variées (piano-voix, pop, rythmées).

Jeannine est sculpté pour être un nouveau bijou, à contempler, étudier et sublimer, pour en comprendre la véritable histoire.

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