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Top 5 All Time by Mané

 

Mané

Exercice ardu, mon amour pour ce rap, je l’ai tellement dans la peau qu’énumérer mon top 5 est une réelle corvée. Je vais m’y lancer tout de go dans ce tour d‘horizon…

1- Shabazz the disciple – Crime Saga (1996)

Ma première écoute de ce son remonte à l’époque où PWD de Bamenda évoluait encore dans le championnat d’élite camerounais. En plein entrainement du club, je me repassais la playlist d’un des joueurs à travers son walkman et je tombe sur cet ovni.

Yo shorty was used to being jiggy ; C’est ainsi que débutait le morceau, le flow de Shabazz se déversait sur moi comme de la vomissure de bile laissant le beat m’entrainer dans une rutilante vibe. La voix de Shabazz était puissante, cet affilié du Wu Tang ramenait de la fraicheur et je me suis derechef penché sur ses multiples projets.

La vidéo dirigée par GZA est purement un joyau bourré de slang New Yorkais et des scènes illustrant la vie des noirs dans les „Projects“ de Staten Island. „The game never change only the players“, beaucoup l’on dit apres lui certainement mais pas comme Shabazz le disait dans l’album „Death be the penalty“. Je connaissais déja un peu les codes du rap mais ce morceau a fini par sceller mon amour pour l’horrocore, ce genre de rap donc il fut l’un des précurseurs avec les Sunz of man…

 

2- Mysa – Nos vices par coeur (Enfermé dehors jamais libre_Saison 2, 2012)

La moselle, Forbach, ça ne vous dit rien mais le FC Metz certainement oui. Mysa le MC messin encaisse mais pas comme le banquier.  Mes années d’étudiant, ce morceau m’a accompagné alors que je me battais pour sortir de mon spleen. La dureté de la vie loin de ma famille. Ce titre décrit le sentiment unique que l’on est pas tout seul à fumer la moquette. Le beat colle fortement au texte, une partition triste et le clip est juste simple et limpide comme la brillante et désormais achevée carrière de l’artiste. Nos vices par coeur me rappellera toujours ma transition de la vie estudiantine à la vie active, mon retrait des associations et ma découverte de la paix intérieure.

 

3- Carré Rouge – De la part de l’ombre (De la part de l’ombre, 2001)

Ohh que ca m’envahit la très sinistre nostalgie juste à évoquer ce titre. „De la part de l’ombre“, Marseille, mon amour pour l’OM en ces années de jouvence, la cité phocéene et son style de rap francophone. Un groupe, Carré Rouge s’inscrit dans cette lignée me donnant un rap bien pervers. 3 flows totalement différents coulant dans un son et ce refrain mythique. La technique du flow en ce moment où le rap francais enfantait ses plus vaillants enfants. Comment oublier que c’est sous une averse de pluie que j’ai écouté pour la première fois ce son abrité chez un disquaire à Mini-ferme (Yaoundé) au lendemain des années 2000, „un sal temps pour un nègre en cavale, de la part de l‘ombre“. Je l’ai tellement saigné ce son et que dire du beat redondant, je ne m’en lasse pas jusqu’aujourd’hui.

 

4- Positive Black Soul – L’Afrique (New York-Paris-Dakar, 1997)

1997, j’étais à fond dans les albums de La Brigade et ses références à Anta Diop et alors que tout le monde parlait de la Coupe du monde à venir, j‘écoutais sur le vieux poste étiolé de mon papa „ L’afrique n’est pas démuni mais seulement désunie“. Cette phrase qui me revient toujours comme un hoquet est celle d’un combo venant du Senegal, Doug E Tee et Awadi Didier formaient le Positive Black Soul, 2 africains refaisant la réelle histoire africaine en 5 minutes, citant des références qui me suivront à vie.

Diantre comment ne pas parler du sample qui introduit le morceau manifestant déja la richesse de l’univers musical africain qui s’accouplait par la suite parfaitement au beat. On avait enfin nos ambassadeurs, mes KRS One à moi, ça devenait plus concret là. „C’était l’aventure ambiguë maintenant c’est les gardiens du temple“ Un rap qui incitait à s’interroger sur sa personne, à aller fouiner au-delà de son quotidien amorphe. Ce morceau culte a marqué mon adolescence et m’amena à cogiter sur mon identité culturelle. Loin des clichés du rap, je venais là d’écouter un chef-d’oeuvre artistique, littéraire, historique de la part d’un groupe inégalable à mes yeux sur la sphère militante africaine jusqu’á nos jours. Dommage qu’aucune vidéo de ce titre n’ait été réalisée mais j’ai eu le plaisir de rencontrer la légende Awadi il y’a quelques années et il y pense toujours.

 

5- Talib Kweli and Hi Tek – The Blast (Reflection Eternal, 2000)

Je suis un amoureux de la soul, alors si un jour je clamse, passez ce morceau „The Blast“ de Talib Kweli et Hi Tek. J‘ai suivi ce son 5 ans après sa sortie, je venais d’acheter mon permier MP3 et j’allais faire cours à la Fac de Ngoa-Ekellé (Yaoundé) en janvier 2005. Je traversais pratiquement toute la ville depuis mon Manguiers natal. La particularité est qu’il est l’un des rares morceaux qui nous a permis d‘écouter Dj Hi Tek rapper. Accompagné de la voix de la talentueuse Vinia Mojica. Le morceau me donne tout simplement des frissons, je ne te parle guère du clip et l’orage de pluie qui s’y  déverse, la posture des mecs, le style de ces années universitaires, le break dance, la mélodie, la rythmique qui m’accompagnait de mon casque à mes errances dans les amphis. Il n’a cessé de me parler, je l’écoute toujours en boucle de nos jours et surtout que le mc n’a pas changé de fusil d’épaule depuis lors. Un morceau culte et un album que je considère comme un classique des débuts d’années 2000.

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