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Top 5 All Time by NeterU

Neteru

L’aventure « Urbantu » n’est que la continuité de mon aventure dans l’univers du Hip Hop. Je ne saurai donc l’entamer sans citer quelques-uns des sons qui, d’une manière ou d’une autre m’ont fait tomber amoureux ou encore ont ravivé ma flamme pour « H.E.R».

1- Ra-Syn – Allo Allo (Né Sous Un Arbre, 2001)

La base, comme il se dit communément de nos jours. Ra-Syn est l’un des précurseurs du mouvement Hip-Hop au 237. L’ex membre du groupe « Umar C.V.M » fondé en 1992 nous revient donc en solo en 2001 avec un opus intitulé « Né sous un arbre », qui sera par ailleurs sacré meilleur album Hip Hop au Cameroun cette année-là. J’ai tout de suite été frappé par ce savant mélange de cultures, ou plutôt de saveurs. Il aura fait bouger des têtes et rendu à l’illustre Toto Guillaume ses lettres de noblesses, puisque c’est sur un sample de ce dernier que Ra-Syn et Joel Teek nous régalent. « Accroché au jeans tel un 45 sur la ceinture de John Wayne, dans la rue ça braque au Nokia… ».

 

2- Lunatic – Pas l’temps pour les regrets (Mauvais Œil, 2000)

Pas grand-chose à dire sur celui-là. Bien connu de chaque féru de rap francophone qui se respecte. L’instru glace le sang, le binôme Ali Booba t’entraine dans son univers à la fois sombre et génial. « Pas l’temps pour les regrets – les erreurs n’appartiennent qu’à nous-mêmes ; né pour emmener ma part de progrès… », martèle Ali dès la première strophe. Du progrès ils en ont ramené en effet. L’album intitulé « Mauvais œil » paraît en septembre de l’année 2000 en indépendant et vient littéralement faire « bugger » le hip hop français, que dis-je francophone en battant tous les records d’album hip hop (indépendant) en France. Booba, le MC à la voix grave et au flow désinvolte et addictif téléporte l’auditeur dans une ambiance comme beaucoup ne les connaissent que des films ou documentaires sur les Ghettos américains. « Booba traduit le rap américain en français », m’avait balancé un camarade de lycée à cette époque. « Hors de portée, mort de rire, sans remords quand j’écoute les menaces de mort des forces de l’ordre » … Il n’avait peut-être pas tort.  C’est indéniable, ce son a fait naître en moi l’envie d’écrire.

 

3- Rohff – Galaxy (Le Code de l’Honneur, 1999)

Une véritable charcuterie dans la forme. Le rappeur de Vitry prend un risque en ramenant des sonorités du sud US dès son premier album ! Un déferlement de rimes en « si ». Le jeune homme que je suis alors est complètement ébahi par la fluidité du flow, l’aisance avec laquelle Housni développe son texte. « Galaxy » est le neuvième d’un album de quatorze titres intitulé « Le code de l’honneur » et paru en 1999. Il est également le tout premier titre de l’album que j’ai l’opportunité d’écouter chez un ami.  « Qu’tu sois debout ou assis, mon beat t’asphyxie ma voix t’anesthésie : bienvenue dans ma galaxie ». J’étais effectivement comme sous anesthésie. Après avoir écouté ce titre je lui ai demandé d’arrêter le son et de me passer l’album. J’avais besoin d’être seul et absolument concentré pour en disséquer les titres. Pour moi le meilleur album de Rohff.

4- Ak Sang grave ft. Krotal – On s’en rapproche (Yaoundé Pour la Planète, 2002)

Ce titre représente toute une époque, toute une histoire. Celle de « Mapane records ». Des sonorités fraîches et authentiques qui réunissaient sur un titre ce qui se faisait de mieux en matière de rap camerounais. « …Venu dans ce monde, pour montrer mon tour de magie… ». Reezbo ouvre le bal ! Je suis tout à coup épris d’un sentiment de fierté. Fier d’écouter des MC’s camerounais manier aussi savamment les mots et faire preuve de tant de rigueur sur la qualité de leurs rimes tout en associant le fond à la forme. Le sample fait rêver. Ensuite vient le refrain avec un zeste de « raggae », chanté par Krotal lui-même « On se rapproche du vrai, même si les ténèbres envahissent les recoins de ma city… ». Je dirai même qu’on était déjà dans le vrai. Pour la petite histoire : J’ai dû emprunter l’album (version cassette) à un camarade de lors, lui-même rappeur et plus tard affilé à Mapane records. Je ne la lui ai jamais remise.

 

5- Nas – NY State of Mind (Illmatic, 1994)

Difficile de finir ce top 5 sans citer des artistes tel Tupac ou BIG, mais il fallait en choisir cinq. Celui-ci est très spécial pour moi parce qu’il marque la période où je commence à écouter du rap américain pour les textes et non plus juste pour me trémousser en baggy avec des filles aux formes généreuses. Nas maitrise son sujet de fond en comble. Il sait réunir le fond et la forme, s’avère très à son aise en « story telling » et ce à rien que 21 ans ! Le rappeur du « Queens » m’a scotché à la maison pendant des heures. Le titre, comme l’album “Illmatic” paru en 1994 tournaient en boucle dans ma chambre et dans mon lecteur MP3.   « I never sleep ‘cause sleep is the cousin of death ». Que dire de plus?

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